(A.P.Hawzah) -Le martyr Morteza Motahhari a consacré l’un de ses écrits au thème : « Printemps naturel et printemps spirituel : la nécessité de tirer profit des deux » que nous présentons ici à l’attention de nos estimés lecteurs.
Il est certain que l’être humain, en ce monde, recherche le renouveau et la variété. Le changement apporte expansion et épanouissement de l’âme, surtout lorsqu’il s’inscrit dans le sens de la vie et de sa vitalité. Le renouveau dissipe les troubles intérieurs et efface la monotonie.
Cette sagesse se reflète également dans la législation religieuse : un jour dans la semaine et un mois dans l’année ont été consacrés à l’adoration. Ainsi, la prescription religieuse accompagne l’ordre naturel de la création.
Le vendredi, au fil des semaines, et le mois de Ramadan, au fil de l’année, sont des temps privilégiés pour raviver la vie spirituelle et purifier le cœur des pesanteurs matérielles.
Un hadith enseigne :
«لِکلِّ شَیءٍ رَبیعٌ وَ رَبیعُ الْقُرْآنِ شَهْرُ رَمَضانَ.»
« Chaque chose a son printemps, et le printemps du Coran est le mois de Ramadan. »
Toute réalité connaît une saison de renouveau. Le printemps du Coran — sa saison d’épanouissement dans le cœur des croyants — est le mois de Ramadan.
L’Imam Ali ibn Abi Talib (as) a dit :
«تَعَلَّمُوا الْقُرْآنَ فَإنَّهُ رَبیعُ الْقُلوبِ.»
« Apprenez le Coran, car il est le printemps des cœurs. »
De même que le printemps naturel naît du soleil qui, après une période d’éloignement, réchauffe la terre de ses rayons et redonne vie à la nature assoupie, le printemps spirituel surgit du soleil rayonnant du Coran, qui insuffle vie aux cœurs éteints et aux âmes attristées.
Il convient donc de saisir à la fois l’opportunité du printemps naturel et celle du printemps spirituel.
Le Prophète de l’islam, Muhammad (PSL), a déclaré à propos du printemps spirituel — le mois béni de Ramadan :
«فَاسْألُوا اللهَ بِنِیاتٍ صادِقَةٍ وَ قُلوبٍ طاهِرَةٍ اَنْ یوَفِّقَکمْ لِعِبادَتِهِ وَ تِلاوَةِ کتابِهِ.»
« Demandez à Dieu, avec des intentions sincères et des cœurs purs, de vous accorder la réussite dans Son adoration et dans la récitation de Son Livre. »
Source : Vingt discours , pp. 204-205.




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